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La vielle à roue à St-Dalmas-Le-Selvage
A la pointe septentrionale du comté de NICE, la Haute-Tinée, selon de nombreux témoignages, fut un des berceaux de la vielle à roue dans les Alpes du Sud. Avant 1860, date du dernier rattachement à la France, la plupart des autochtones étaient trilingues. En dehors de l’Italien, langue officielle et des dialectes locaux, leurs relations privilégiées avec le royaume de France( Barcelonnette et la vallée de l’Ubaye), les prédisposaient à utiliser le français dans les affaires. Aussi ne faut-il pas s’étonner si la vielle était appelée « orgue », ou encore « viola » ou « ourgounin » dans les dialectes locaux. Nombre d’entre elles étaient d’ailleurs des vielles dites « organisées », combinant l’instrument à cordes frottées et l’instrument à vent .
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Une très ancienne tradition !
J.E. FODERE, ex-chirurgien des armées napoléoniennes,créateur de la médecine légale, titulaire de la chaire d'histoire naturelle à l'école Centrale de NICE, vécut à Saint-Dalmas-Le-Selvage en 1804. Dans son "Voyage aux Alpes Maritimes", il décrit de la façon suivante les départs des musiciens itinérants qui s'expatriaient à la mauvaise saison: « Montrer la marmotte, décrotter , ramoner et autres petites industries que se sont appropriées ceux qui descendent des montagnes de Barcelonnette, de la Savoie, de l’Auvergne, etc… sont inconnues par ici ; mais les habitants de la haute vallée de la Tinée ont un autre talent bien plus agréable. Ils apprennent de bonne heure à jouer de la vielle et d’autres instruments, avec lesquels ils vont dans les villes de France éxécuter cette musique ambulante qui interrompt souvent délicieusement le repos de la nuit. Leurs oreilles sont accoutumées, dès l’enfance, à l’harmonie et l’on voit les enfants tressaillir en apercevant une vielle entre les bras de leur père . J’étais à Saint-Dalmas la veille du départ de la caravane :le maire, vieillard respectable chez qui j’étais logé, avait fait signe à ses enfants et à toute cette jeunesse qui allait partir ; au milieu du dîner, j’entendis une musique ravissante ( qu’on me passe le terme), éxécutée par un grand nombre d’instruments, qui me délassa de toutes mes fatigues, qui me fit oublier la neige tombant à gros flocons, et l’horrible situation de ce village. Le lendemain, il n’y avait plus que les vieillards, les femmes et les enfants. C’est ordinairement le 1e novembre que le départ a lieu,et le retour le 1e mai. eCet usage est extrêmement ancien et des vieillards de quatre-vingt ans m’en ont parlé comme d’une chose déjà pratiquée par leurs ancêtres ». t Cette coutume d'expatriation durant l'hiver est attestée par Pierre GIOFFREDO (1629-1692) ,historien du duc de Savoie, dans son "Histoire des Alpes Maritimes". "Ceux des vigueries de Saint-Etienne et de Barcelonnette sont très industrieux et amis de l'argent. Pour en accumuler, quand ils ont terminé les travaux domestiques de la belle saison, ils quittent l'hiver leur patrie et s'en vont en chercher dans des régions lointaines, en partie en commerçant, en partie grâce à divers travaux manuels." Ainsi tous les hommes en âge de partir allaient gagner leur subsistance, parfois fort loin. L’hiver est long, les activités masculines réduites et ces départs diminuaient le nombre de bouches à nourrir durant la mauvaise saison. Ces pérégrinations pouvaient les entrainer dans des pays éloignés. Un concert de vielleux dalmassiers aurait redonné le moral à Louis XVIII , alors exilé à GAND (épisode des 100 jours) , après le débarquement de Napoléon 1e à Golfe-Juan Des petits Savoyards auraient expatrié leur art jusqu'en Russie !! Serait-ce grâce à eux que l'instrument a eu son heure de gloire en Russie ou en Ukraine ?
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La dernière vielle organisée (1939)

Il est naturellement impossible de tourner la roue de la main gauche , main destinée à la mélodie ! !  La dernière vielle"organisée" de Saint-Dalmas-Le-Selvage ( 1939 ?) 
La même vielle .... en 2009 !
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La vielle dans les patronymes locaux ?
L’étymologie d’un lieu-dit a un rapport étroit avec la vielle et le récit de J.E. FODERE. Les départs du 1e novembre se faisaient par un col qui communique avec la haute vallée du Var (village d’Estenc). C’est par là qu’une caravane formée d’hommes avec vielles et marmottes dans leurs caisses s’est laissée surprendre par une avalanche. Ce ne fut qu’au printemps suivant , à la fonte des neiges, que furent retrouvés les corps, les débris d’instruments et les marmottes gelées dans leurs caisses. La région où s’est produite la catastrophe a porté le nom, en patois francisant, de « gialo-orgues » (gèle-orgues). Le toponyme actuel, après transcription par des officiers du service géographique des armées, qui ne comprenaient pas les dialectes locaux est « Gialorgues ». Les enquêtes menées en 1822 et 1827 confirment la renommée "musicale" du village de Saint-Dalmas puisqu'en dehors des nombreux "cultivateurs" (environ 210!), on note la présence de 5 musiciens professionnels (dont deux joueurs de flûte !)
Cette tradition semble avoir perduré, puisqu'on note, en 1856, une autorisation annuelle d'exercer pour " un joueur d'orgue de Barbarie et de viole, accompagné de sa famille" Bon exemple du nombre important de musiciens ambulants originaires de la commune. Autre témoignage, celui du chevalier De Cessole, grand découvreur des sommets des Alpes du Sud : voici l’extrait du 15e bulletin de la section des Alpes Maritimes du Club Alpin Français( 1898), à propos du col de Gialorgues : « Quant à l’étymologie de ce nom, on la trouve dans la traduction de Gialorgues, en patois gialo-orgues, gèle-orgues.La tradition rapporte que très anciennement une foule de Saint-Dalmassiers, portant des violes et des orgues et allant vers le commencement de l’hiver chercher ailleurs son existence, fut ensevelie sous des avalanches de neige … … Les pérégrinations habituelles des musiciens ambulants ne sont plus en usage : aujourd’hui les habitants de Saint-Dalmas vont dans les grandes villes où ils réussissent, à l’aide du travail, à réaliser de petites économies ; ils reviennent plus tard dans leur pays jouir du fruit de leurs épargnes » .
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Petits Savoyards obligés de s'expatrier
Le titre de Savoyard est devenu dans Paris un nom générique que l'on donne à des jeunes enfants que la misère arrache de leur patrie ou tire du sein de leur famille, pour venir dans cette grande ville chercher à vivre.

Les fils de monsieur de Choiseul déguisés en Savoyards (gravure d'après François Hubert DROUAIS)
 Une autre toile du même peintre ! Dans les hautes vallées du comté de NiCE, les marmottes, affublées d'une robe, étaient appelées "NINETTA" et se trémoussaient sur les paroles suivantes: Sauta NINETTA Sauta Ninetta sos la riba dou prat Diga Ninetta, ti voles maridar ? Oh ! Oui, ma maïre me voli maridar Voli prendre un ome que sache travalhar Foire la vinha e vendre de tabac Les vielleux d'autres vallées les faisaient danser sur : Diga JANETTA
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Une arme de défense contre le loup ?
Les vielleux du col de la Colombière Les anciens racontent que lors des noces dans les hameaux, les joueurs de vielle devaient faire danser les convives jusqu’à une heure avancée de la nuit. A Bousieyas, certaines fêtes pouvaient compter une dizaine de musiciens qui étaient copieusement « arrosés » pour que la soirée se prolonge le plus possible. Pour ceux qui devaient revenir à Saint-Dalmas, en pleine nuit, souvent par un froid « de loup » et en état d’ébriété, il fallait une robuste santé ! La randonnée pédestre par le col de la Colombière (2239 m.) durait plusieurs heures et il n’était pas rare, jusqu’à la fin du XIXe siècle, que le noctambule titubant soit suivi par un ou plusieurs loups. Les vieilles peurs innées réapparaissaient, il ne fallait ni s’endormir ni tomber ! Au début, la bête se tenait à distance respectueuse, puis avait tendance à se rapprocher, au fur et à mesure qu’on s’éloignait de la civilisation. Les prunelles ardentes du fauve brillaient ou s’éteignaient au gré des innombrables rochers jalonnant l’itinéraire. Par précaution, le ménétrier avait rempli ses poches de « cussonets » avant de partir (plat traditionnel de la Haute-Tinée, sorte de beignets). Il les lançait de temps en temps pour tenir l’animal à distance, mais …. … la route était longue et la provision s’épuisait vite … Il lui fallait alors, pour rester éveillé et tenir le loup à distance, jouer de sa vielle, encore et encore, … le plus fort possible … et sans arrêter un seul instant ! Une anecdote similaire, à quelques détails près, concerne le début de l’aventure d’un violoneux, dans un pays peu éloigné de la Haute-Tinée : Qui a copié sur l’autre ? Le violoneux de Saint-Véran
Dans le Queyras (à Saint-Véran), pays de violoneux spécialisés dans les rigaudons, un de ces ménétriers avait fait danser à Pierre-Grosse (commune de Molines) et, à la fin de la veillée,avait pris le chemin du retour. En traversant le bois des Amoureux, il rencontra un loup. En se retournant, il effleura les cordes de son violon. A ce bruit, le loup fit un bond en arrière. Le violoneux se mit alors à jouer de son instrument tout au long du chemin. En arrivant à l’oratoire de Saint-Claude, à Saint-Véran, il monta à l’intérieur et, pour se défendre, il se mit à faire de grands moulinets avec sa canne. Les parents, qui dormaient tranquillement chez eux, virent, dans un rêve, leur fils se battre avec un loup. Munis d’une lanterne, ils se rendirent à l’oratoire, où leur fils , devenu fou, continua à se battre contre ses propres parents, comme il l’avait fait contre le loup. Puis il mourut de cette peur. Dans une variante de ce récit, il fallut étouffer le violoneux entre deux matelas , car la folie l’avait gagné. Pour ne pas se limiter au sud des Alpes, l’aventure suivante est extraite des « Contes du pays d’Artense ». L’action se situe à la limite des départements du Cantal et du Puy-De-Dôme sur la commune de Lanobre. Il y avait autrefois des cabretaïres fameux. Qui , dans le pays d’Artense, ne connaissait pas Pierrou ? A chaque noce, dans le canton et même dans le Ribeyre, c’était lui qui était demandé, et c’était bien naturel, car il n’avait pas son pareil pour vous dégourdir les jambes et vous faire virer la bourrée sans fatigue. Le cabretaïre et le loup
Un jour, ou plutôt une nuit, Pierrou revenait d’une noce du côté de Bos-Monghal, vers les deux trois heures du matin. Pour aller chez lui, vers Farreyolles, il avait pris au plus court, par les champs et les bois et passé par la Peyre-About, du côté de Fraisse, cette pierre presque grosse comme une maison, calée par deux autres, et que quatre fades soulevaient sans peine et portaient tranquillement en filant leur quenouille. En ce temps-là, quantité de loups sortaient du bois de Gravières. Voilà qu’un peu plus loin, en traversant l’endroit appelé « Les Sauvages », notre homme qui avait encore les oreilles pleines des beaux airs qu’il avait joués, entend des hurlements au loin derrière lui. Ah ! diable ! se dit-il, cette musique-là ne me convient guère, et il allonge le pas. Mais cela se rapproche. Du coup le cabretaïre prend la course à travers genêts et ronces, qui ne manquent pas dans le quartier, et tire tout droit vers la Vergne-Des-Ouves, pensant dépister ses poursuivants en contournant le marais. A peine a-t-il fait quelques enjambées, qu’un loup, les yeux luisants comme de la braise, est déjà sur ses talons. Le pauvre gars se demande déjà s’il aura le temps de faire son acte de contrition quand, dans le noir, il voit près de lui un gros chêne avec de basses branches. Me voilà sauvé ! pensa-t-il, et vite il court à l’arbre. En un rien de temps il y grimpe, et, bien sûr, le plus haut qu’il peut. Bien lui en prit car une vingtaine de ces méchantes bêtes arrivaient aussitôt. La meute entoura l’arbre en hurlant. Notre pauvre Pierrou n’était pas des plus fiers au sommet de son perchoir. Si grande était sa peur qu’il essaya d’atteindre une branche encore plus élevée. Dans le brusque mouvement qu’il fit, sa cabrette, heurtée on ne sait comment, laissa échapper un son plaintif. Alors les loups, surpris par cette espèce de bêlement inconnu pour eux, dressèrent l’oreille et firent silence ; sûrement cela les inquiétait. Alors le musicien se mit à jouer une bourrée endiablée. Toute la bande, prise de panique, décampa en un instant. Ah ! on peut assurer que jamais Pierrou le cabretaïre n’y était allé de si bon cœur. Après cela, l’homme descendit de son arbre et, continuant de jouer sans arrêter, rentra chez lui sans faire de mauvaise rencontre.
.Des anecdotes similaires sont recueillies dans d’autres régions de France, par exemple dans le Rouergue (traduit de l’occitan ) : Ce Lacroix jouait de la cabrette et avant d’arriver à Born, les loups se mirent un devant et l’autre derrière lui. Si au moins il avait eu un fusil ! …. Il leur avait donné toute sa fouace. Alors il dit : «Maintenant que j’ai fini la fouace, je vais leur jouer un air ». Quand il se mit à jouer de la cabrette, bien sûr les loups partirent. Il dit « Si j’avais su, je leur en aurais joué plus tôt ! »
Le récit suivant se situe dans le Montbronnais (Charente) : Guillaume Dagnas dit « Guilhaumet », maçon à Massignac, bon vielleux également, fut le héros involontaire d’une aventure qui est restée dans certaines mémoires. Il serait tombé une nuit dans une fosse-piège, mais un loup s’y trouvait déjà ! … Guilhaumet n’aurait dû son salut qu’à sa vielle, dont, fou de peur, il se serait mis à mouliner pour effrayer le loup et se faire entendre de quelqu’un. Au petit jour, c’est un bien curieux spectacle qui s’offrit à ceux qui s’en venaient, attirés par ce moulinage endiablé. Indemne, il fut sorti de sa fosse avec sa vielle. Celle-ci aurait été jetée au bourier à sa mort. (Le bourier est le tas d’ordure dans notre langage local) Ce pouvoir possédé par les musiciens n’est pas recherché, il est découvert fortuitement et revêt un double aspect, celui de mettre en fuite et celui d’envouter. Dans un premier temps, il s’agit de repousser, de détourner l’animal nuisible, comme l’illustre ce cas creusois : Viro lou loups « En 1889, à Royère, un musicien ayant tenu un bal toute la nuit, partait sur le matin pour sa résidence située à sept kilomètres de là. On entendait sa musette longtemps dans le silence de la nuit. ---Pourquoi joue-t-il ? demandait-on ---Pour éloigner les loups nombreux à ce moment de l’hiver ! Dans le pays, on l’avait surnommé « Viro lou loups ». On peut apporter quelque crédit aux récits précédents, tous concordants, où le loup est mis en fuite grâce à tous ces bruits. Les paysans savaient très bien qu’il suffisait de frotter leurs sabots cloutés l’un contre l’autre, ou encore de secouer un trousseau de clefs pour mettre en fuite l’animal. Les petites bergères âgées d’une dizaine d’années n’ont jamais craint le loup : elles savaient qu’un simple cri suffisait pour l’éloigner du troupeau. Mais ces musiciens de campagne auraient eu des pouvoirs moins « catholiques ». On les accusait de pactiser avec le diable. Ils étaient renommés pour charmer et envoûter les loups qui les suivaient, leur obéissaient comme des petits chiens, et les aidaient dans des actions sataniques ! Le témoignage du curé de Monestier (Allier), en 1840, est sans ambiguïté: "Le 1e mai est un jour de crainte parce que, dit-on, les sorciers courent la nuit et nuisent puissamment aux blés. Les cornemuseux sont généralement réputés sorciers et regardés comme ayant des pouvoirs diaboliques" . Nous entrons dans le domaine de la légende, mais n’oublions pas que « Les pays qui n’ont plus de légende seront condamnés à mourir de froid » (C.Seignolle)
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Un loup du parc
Un loup qu'on peut rencontrer actuellement ,avec beaucoup de chance!, aux alentours de Saint-Dalmas (parc du Mercantour).La photo ci-dessous a été prise au parc à loups de Saint-Martin-Vésubie. 
Vielleux et cornemuseux, appelés jadis à circuler en pleine nuit de par leur activité, mais aussi à un degré moindre violoneux et accordéonistes, avaient la réputation de posséder certains pouvoirs sur les animaux, et plus particulièrement sur les loups. Les deux instruments jouaient très souvent de concert, la vielle plus spécialisée dans les bals, la cornemuse pour les noces car plus facile à manipuler en marchant. Aujourd’hui, hélas, les quelques rares pratiquants de ces instruments n’ont plus l’occasion de se trouver dans la nature en pleine nuit. Il y a un siècle, l’obscurité de la nuit était totale et créait des peurs et des phantasmes chez les habitants de nos campagnes. On ne sortait pas la nuit et on mettait la barre aux portes et fenêtres. La sorcellerie était couramment admise et a inspiré de nombreux auteurs .
Pour George Sand : … « les histoires qu’on fait chez nous sur les sonneurs-cornemuseux, lesquels passent pour savoir endormir les plus mauvaises bêtes, et mener à nuitée des bandes de loups par les chemins, comme d’autres mèneraient des ouailles aux champs » Les meneux de loups C’est dans la Brenne et le Morvan que les récits de « loups-garous , meneux de loups », (meneurs de loups) et de « jeteux de sorts » se sont le mieux conservés, témoin ce témoignage de George Sand (légendes rustiques ) : « Dans le Morvan, les ménétriers sont meneux de loups. Ils ne peuvent apprendre la musique qu’en se vouant au diable, et souvent leur maître les bat et casse leurs instruments sur le dos, quand ils désobeissent. Les loups de ce pays-là sont aussi les sujets de Satan ; ce ne sont pas de vrais loups. La tradition de lycanthropie se serait mieux conservée là que dans le Berry. Il y a une cinquantaine d’années, les sonneurs de musette et de vielle étaient encore sorciers dans la vallée Noire". Légende ou réalité ? En 1878, un très sérieux rapport du Préfet de l’Indre met en garde les populations contre les montreurs de loups, et signale : « La présence d’individus qui promènent des loups et se font remettre dans les fermes et maisons isolées de l’argent par les habitants qu’ils menacent et effraient » .
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